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J’ai vécu… Le « terrible two », fois 2 !

Me revoilà après huit longs mois d’absence !! Entre le déménagement, le changement de poste, la prise de nouvelles responsabilités et la gestion du quotidien de ces 4 derniers mois, j’ai enfin réussi à trouver un rythme qui me permet de reprendre les rennes de mon blog et de ma page Instagram ! Ouf, ça m’avait manqué !

Durant mon absence, j’ai aussi et surtout expérimenté la fameuse phase du « terrible two » de mes jumeaux… et oui, je suis en plein dedans et je peux le dire, le vivre en double, c’est SPORT 🙂 Avant cela, je vous avais parlé des 18 mois de mes loulous et de leurs premières revendications. A quelques choses près, il n’y pas eu de grosses différences avec maintenant (26 mois) si ce n’est qu’ils ont aujourd’hui la parole, la dextérité et la mignonerie en plus (ou tout du moins ils savent davantage en jouer).

Mais finalement, c’est quoi exactement ce phénomène tant discuté dans les parcs et tant redouté par les parents qui en témoignent à la sortie de la crèche ? Et bien, pour résumer mon expérience, c’est le moment dans la vie de mes enfants où ils découvrent qu’en fait … leurs parents sont leurs victimes ! Ils ont bien compris que notre niveau d’autorité est à ras les pâquerettes et que notre capacité à rester sérieux lors d’une réprimande est quasi nulle. Et forcément ils en jouent ces bougres !

Plus sérieusement, en général un enfant entre en phase « terrible two » à partir de l’âge de 18 mois et cela peut aller jusqu’à ses 3 ou 4 ans. C’est une période durant laquelle il réalise qu’il est une personne à part entière et non plus uniquement une extension de maman ou papa. Le problème réside dans le fait que contrairement à nous, il ne sait pas encore pleinement s’exprimer et entre donc souvent en confrontation avec les parents afin de s’affirmer et revendiquer son individualité. Mais y’a t’il une façon plus efficace qu’une autre pour traverser cette période d’adolescence puérile ?

Je ne saurai dire mais très sincèrement, Monsieur B. et moi ne somme pas à plaindre : on a la chance d’avoir des enfants relativement « dociles » malgré des caractères bien affirmés. En tout cas, chez nous, on a identifié 2 sources de crise.

Le repas

La première cause de « conflit » chez nous depuis quelques mois a été le repas. Bébés ne voulaient d’abord plus recevoir la cuillerée, puis ils ont commencé à ne plus vouloir être dans leur chaise haute et enfin ils refusaient parfois catégoriquement de manger ce qu’on leur proposait dans l’assiette.

Ces revendications étaient somme toute plutôt simples à gérer, avec une pincée de prise de recul et une louche de patience. Parce que sur le moment, bon sang ce que parfois l’envie de hurler et de sévir se fait sentir 🙂

– manger comme un grand : pas de problème, on leur a laissé l’autonomie dès qu’ils en ont été capables. Les bavoirs étaient fichus, on pouvait changer jusqu’à 3 fois de vêtements par jour et le sol s’en souvient encore. Mais au moins, plus de crise, plus de pleurs, plus de frustrations « inutiles » mais beaucoup de fous rires et de souvenirs dans les albums photos.

– ne plus être attaché : dès leur 15e mois environ, nos jumeaux ont commencé à bouder la chaise haute et réclamaient très vite d’en descendre. Étant donné qu’à la crèche ils mangeaient sur des tables et chaises d’enfants (sous l’influence de Maria Montessori), on a voulu reproduire le schéma à la maison et ça a été un succès au premier essai. Évidemment le tout était de réussir à les garder à table tant qu’ils n’avaient fini de manger et ça c’était le plus dur. Il fallait faire preuve de ruse mais en même temps rester ferme. Vous dire qu’on ne s’est jamais fâché serait vous mentir mais on s’est très vite rendu compte que ça ne servait à rien si ce n’est à nous épuiser nous-mêmes. Alors notre solution a été de « céder » : si tu sors de table, tu ne manges plus. Résultat garanti ! Depuis quelques jours on a affaire à un autre type de requête : ils veulent manger à table et en même temps que nous. On a alors décidé de les mettre sur des réhausseurs et en avant les premiers vrais repas en famille !

Ensemble table et chaises Pioupiou et Merveilles – Pour manger comme des grands

– repousser l’assiette : le plus frustrant quand on est parent je trouve c’est quand notre enfant repousse l’assiette qu’on vient de mettre 30 min à préparer pour lui (eh ! C’est long 30 min en semaine après 10h de travail dans les pattes…) et qu’il refuse catégoriquement de goûter. Alors au début on forçait, on sévissait, on « menaçait » (pas de dessert !) mais on ne faisait rien d’autre que d’énerver davantage nos terreurs. On a fini par faire ce qu’on sait faire de mieux : la diversion. On chante, on met de la musique, on raconte des histoires et en même temps on donne la cuillerée ni vu ni connu et leur envie d’être autonomes reprenant le dessus, ils finissent par manger seuls.

Le coucher et le réveil

La deuxième situation compliquée dès leur 22e mois a été le coucher du soir. En même temps on arrivait de loin (ils n’ont pas fait de vraie nuit avant leur 20e mois, et encore, pour les endormir il fallait leur donner la main à tous les deux) donc quand ils ont commencé à faire leur nuit et à s’endormir seuls, pas question de retomber dans nos travers. Et ici, je ne remercierai jamais assez super Papa pour sa détermination à ne pas céder. Parce qu’on se le dise, les « caca ! », « doudou ! », « boire ! », « waquin » (= câlin dans le langage de mes bébés), c’est hyper mignon un temps mais à la longue, mes rotules ont fini par crier grâce.

Jusque là, nos bébés, bien qu’adorant les livres, ne comprenaient pas trop l’intérêt de l’histoire du soir. Mais ils ont fini par avoir le déclic, avec notamment un super livre qui m’avait été conseillé par une vendeuse à la FNAC : Au dodo dis donc! de Pierre DELYE (vous pouvez d’ailleurs retrouver ici nos coups de coeur en matières de livre). A partir de là, un vrai rituel a fini par être instauré à savoir, maman lit une histoire puis au tour de papa. A la suite de quoi, s’ensuivent une dizaine de minutes de chahut entre frères avant l’endormissement.

Au dodo dis donc! de Pierre DELYE – Livre du soir avec volets

Quant au réveil, on avait un autre souci : R2 se réveillait tous les matins à 6h voire avant et criait tant qu’on ne venait pas le chercher. Et alors là, pour le convaincre d’attendre dans son lit sans crier car il est encore trop tôt alors qu’il entrait dans sa période de rébellion, c’était perdu d’avance. On avait tout essayé : la négociation, le sentimentalisme « regarde pauvre R1 il est fatigué et veut dormir lui », le semblant d’autorité… rien ! En même temps, ça n’avait rien d’étonnant. Comment un enfant de 2 ans pouvait-il comprendre à quelle heure il fallait ou non se lever. Et puis un beau jour, on tombe sur LE RÉVEIL qui a changé nos matins : le réveil enfant éducatif jour/nuit lumineux de Claessens’ Kid (lien vers le site marchand).

Réveil éducatif jour/nuit lumineux de Claessens’Kid – Ou comment vivre au rythme du petit lapin

Et là, encore une fois, ça a été le déclic : tant que petit lapin dormait encore c’est qu’il n’était pas encore l’heure de se réveiller et ça, il l’a bien assimilé. Depuis pas de réveil ou du moins de bruit avant minimum 7h du matin. Bonheur !

Hormis ces deux cas de figure, nous n’avons pas spécialement noté d’autres vraies crises de la part de nos bébés. Mais il faut savoir que les premiers temps sont difficiles à gérer car on tâtonne, on hésite sur la bonne manière de réagir et la bonne méthode à adopter. Mais dans tous les cas, et maintenant que je l’ai vécu, je note les points/conseils suivant :

Rester calme : le « terrible two » n’est ni plus ni moins que le petit frère de l’adolescence et qui dit adolescence dit « esprit de contradiction ». Plus on s’énerve, plus on braque notre bébé. Ça créera en lui un sentiment de frustration et d’incompréhension, qu’il ne saura pas exprimer autrement que par de la colère et par les crises. Et là, gare au cercle vicieux. On a personnellement opté pour la diversion mais aussi pour la communication : on lui demande pourquoi il fait ce qu’il fait et ça a toujours le don de l’interpeler. Une fois sur deux il arrive à nous l’expliquer et alors on trouve un arrangement. Mais une fois sur deux, cela l’agace d’autant plus et alors là, plus rien à faire si ce n’est lui détourner l’attention.

Rester ferme : je parle souvent de l’éducation « positive » et de la diversion mais il ne faut pas s’y méprendre. Ce n’est pas parce qu’on choisit de ne pas punir nos enfants ou qu’on choisit de ne pas crier que cela implique qu’on ne doit pas marquer les règles. Certes, on ne les impressionne pas vraiment… mais ils savent très bien qu’une fois que l’on a acté un fait, on ne revient pas dessus. Ils sortent de table alors ils ne mangent plus. Ils jettent 3 fois leurs jouets alors ces mêmes jouets finissent dans la (fausse) poubelle. L’enfant a besoin de connaître ses limites et a besoin tout simplement d’en avoir pour bâtir son environnement et pour se rassurer. Et c’est notamment pour cette dernière raison, qu’avec Monsieur B., nous sommes fermes dans nos règles sans être pour autant autoritaires. Pour être honnête, et ceci n’est que mon propre point de vue sur l’éducation de mes enfants, je souhaite qu’ils me respectent et qu’ils se sentent libres de s’exprimer quand ils en ressentent le besoin, pas qu’ils me craignent.

Rester disponible : une fois la crise passée, on tâche de rester disponible pour un câlin, un mot ou un geste tendre. Très souvent, nos jumeaux, après avoir exprimé leur mécontentement pour une raison X ou Y, finissent par venir se coller à nous, tête gênée comme pour s’excuser. Dans ces cas-là, on leur montre qu’on n’est pas rancunier et qu’au contraire on apprécie leur initiative. Cela va dans la lignée de les mettre en confiance et de les rassurer sur le fait qu’on reste là pour eux quoiqu’il arrive, fâchés ou non.

Rester ouvert et attentif : je prends souvent l’exemple d’un adulte pour expliquer ce point. Quand il m’arrive d’être profondément triste ou en extrêmement en colère et que la personne en face de moi me dit « il ne faut pas se mettre dans cet état là », ou « ça n’en vaut pas la peine » ou pire « c’est ridicule de réagir comme ça » , je n’ai qu’une envie c’est de lui dire « F*** off » ! Mon sentiment du moment est réel et fort, et cette personne se permet de minimiser les choses en me signifiant que j’exagère ?! WTF ! Alors imaginons ce cas de figure pour un enfant qui découvre un flot de nouvelles émotions sans savoir les contrôler ni les exprimer… Minimiser ce qu’il ressent n’est pas comparable à le minimaliser lui ? Je grossis volontairement le trait pour illustrer mes propos. Cet enfant a vraisemblablement besoin d’être accompagné dans cette « crise » ou au moins d’être compris et écouté, pas seulement entendu. Je reste alors constamment attentive et ouverte à ces moments-là pour essayer de comprendre, même s’il n’y a parfois, je le consens, rien à comprendre 🙂

Toujours est-il que chaque nouvelle étape dans la vie de nos bambins nous réserve de belles (ou moins belles) surprises. On devra, je pense, s’armer de beaucoup de patience et d’amour pour appréhender toutes ces phases avec sérénité. Mais sincèrement, je continue à croire que ce rôle de mère est celui que j’ai attendu toute ma vie et je suis pleinement heureuse aujourd’hui d’en découvrir toutes les facettes.

Et vous, comment avez-vous vécu ou comment vivez-vous cette étape de la vie de vos enfants ?

A très vite.

C.

3 commentaires sur « J’ai vécu… Le « terrible two », fois 2 ! »

  1. En plein dedans je crois! Ma fille, 29mois, j’ai commencé par me dire c’est un jour sans. Elle a du être malade. Elle a une molaire qui sort. Après quelques jours j’ai compris que c’était la phase du terrible two 🙂

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