Publié dans Avis, conseils, expériences personnelles, Grossesse, J'ai vécu

J’ai vécu… Une grossesse gémellaire fantastique mais un accouchement cauchemardesque

Je pose enfin des mots sur ces 8 mois et demi de pur bonheur mais aussi de pure frayeur. Comme quoi, je comprends mieux la notion de « tout peut basculer en une minute », mais commençons par le commencement.

La Grossesse

Comme narré dans mon article PMA, je suis tombée enceinte le 2 Novembre 2016 et j’ai su ensuite que j’attendais non pas un mais deux bébés à ma plus grande surprise mais surtout à ma plus grande joie.

Le premier trimestre a été de loin le plus stressant pour moi. Outre l’angoisse des trois premiers mois et la superstition suivant laquelle il ne faut pas l’annoncer avant, il y avait aussi tout le plaisir des nausées, des aversions envers certaines odeurs et aliments et la fatigue continuelle. Néanmoins, je prenais plaisir à découvrir mon bidou qui prenait de plus en plus de relief et qui se durcissait au fil des jours.

Le second trimestre a été une libération ! Je me sentais nettement mieux, plus de nausée, plus de fatigue écrasante mais surtout, les trois mois les plus délicats étaient derrière moi. Les bébés s’étaient accrochés comme des guerriers. Cependant, je continuais à être très prudente en vérifiant bien ce que je mangeais et en faisant bien attention à tout ce que je faisais : cette grossesse était tant attendu et annoncée comme étant à risque que je redoublais de vigilance, en frôlant l’exagération. Comme je n’étais pas immunisée contre la toxoplasmose, je ne mangeais quasiment plus rien tant que ce n’était pas préparé par moi-même… pas étonnant que ma prise de poids n’était pas énorme (+19kg). Mais ce trimestre-là a été vraiment le meilleur de ma grossesse, je me sentais belle (peau lisse et douce, cheveux et ongles forts), toute puissante, la plus heureuse du monde, bref j’aurais pu soulever des montagnes pendant ces trois mois là. Partout où j’allais j’étais prioritaire, regardée, félicitée, chouchoutée, j’étais la star et en plus je me sentais hyper bien. Et le jour où je les ai senti bouger pour la première fois, aux alentours du 5e mois, je me rappelle avoir pleuré comme une madeleine. Certes, je savais déjà avant cela que j’avais mes deux bébés qui grandissaient et se formaient dans mon ventre mais le fait de les sentir avait concrétisé cette idée. Ils étaient bien là et ils me répondaient… c’était magique !

6e mois de grossesse

Le troisième et dernier trimestre a été le plus court (le terme pour des jumeaux étant à 8 mois et demi) et pourtant le plus éprouvant physiquement. A la fin du 6e mois, j’ai commencé à me sentir vraiment lourde et gonflée. Je ne pouvais pas restée plus de 10 minutes assise ou debout sans faire d’œdème aux chevilles ou aux pieds. Du coup, à partir de là, je passais mes journées allongée, à dormir, à me reposer. Les contractions commençaient aussi à faire leur apparition, en s’accentuant de manière exponentielle et très rapidement. Mais je les gérais plutôt bien donc sur cet aspect, il n’y avait pas de souci. Par contre, dès le milieu du 7e mois, j’ai eu de très fortes démangeaisons au niveau du ventre, des mains, des pieds et des jambes. Le genre de démangeaisons qui me réveillaient la nuit et m’empêchaient de dormir. Je me grattais jusqu’au sang (sans exagérer) et par inquiétude j’en ai parlé quelques jours après le début des symptômes à mon sage-femme (il était tellement gentil, doux et compétent) qui m’a prescrit une prise de sang pour contrôler si ce n’était pas une cholestase gravidique en dosant les transaminases et l’acide biliaire (le caractère gémellaire de la grossesse en fait un terrain plus favorable) et évidemment c’était bien ça. Pour vous définir la cholestase gravidique, je vous cite la définition proposée par le site Passeport-Santé :

La cholestase gravidique

La cholestase intrahépatique de la grossesse, plus connue sous le nom de cholestase gravidique, correspond à une rétention de bile dans le foie. Au lieu de poursuivre leur route dans le système digestif, les acides biliaires refluent dans le sang où leur concentration s’élève anormalement. Cette affection concerne environ 1% des grossesses.

Tous les mécanismes de la cholestase gravidique ne sont pas connus. Mais cette pathologie hépatique surviendrait quand les modifications hormonales de la grossesse s’ajoutent à un terrain génétiquement prédisposé. L’âge de la maman et la gémellité ont aussi été identifiés comme des facteurs de risque.


La cholestase gravidique provoque d’intenses démangeaisons (prurit gestationnis), sans lésions apparentes type eczéma. Elles se manifestent le plus souvent au 3ème trimestre, d’abord au niveau des paumes des mains et des pieds, avant de s’étendre à l’ensemble du corps. 1 fois sur 10, elles sont associées à une jaunisse (ictère).

Toutes démangeaisons survenant durant la grossesse nécessitent donc impérativement un avis médical. Pour rechercher une éventuelle cholestase gravidique, le médecin prescrit une prise de sang à jeun afin de doser les transaminases et surtout les acides biliaires sériques. Il y a cholestase si ce bilan hépatique indique une concentration en acides biliaires sériques supérieure à 10 µmoles/L. Au-delà de 14 µmoles/L, elle est considérée comme pathologique et nécessite une prise en charge.


La cholestase gravidique n’a le plus souvent aucun impact sur la santé de la maman. Les démangeaisons s’accentuant la nuit, elle peut toutefois favoriser insomnies et fatigue.
Les risques pour le foetus sont par contre bien réels. Sans que l’on sache précisément pourquoi, les concentrations élevées d’acides biliaires sont en effet toxiques pour ce dernier. Au-delà de 40 µmoles/L, le risque foetal est considérablement augmenté. La fréquence des morts foetales in-utero en fin de grossesse varie entre 1 et 2% des cas. Pour limiter leur survenue, des accouchements prématurés sont souvent nécessaires, avec les risques qui y sont associés.

Dans mon cas, la cholestase s’étant prononcée tardivement au cours de la grossesse, la situation n’était pas tellement inquiétante. Je devais néanmoins prendre un traitement pour limiter les démangeaisons et m’appliquer une crème hydratante trois fois par jour. Et une prise de sang m’était prescrite tous les 15 jours pour vérifier que le taux n’augmentait pas de manière trop importante. Mais toujours est-il que cela était assez stressant pour moi et surtout très gênant.

8e mois de grossesse

Mais très sincèrement, j’estime avoir vécu une grossesse géniale. J’ai adoré ces huit mois et demi, les échographies et prises de sang mensuel, les séances de monitoring, les moments privilégiés entre mes bébés et moi, le fait de les avoir porté, nourri, protégé et emmené partout avec moi… et je suis encore aujourd’hui tellement fière d’avoir réussi à les emmener à terme ! Leur arrivée au monde a été le plus beau moment de ma vie mais l’heure qui a suivi a été la plus horrible de la vie de mon mari.

L’ accouchement

C’est donc au bout de mes 8 mois et demi de grossesse que j’ai donné naissance à mes fils. J’ai su 15 jours avant l’accouchement que je ne pourrais malheureusement accoucher par voie basse car mon bassin n’était pas assez large pour deux et les risques étaient trop importants. Le corps médical a donc décidé que ce serait un accouchement par césarienne programmée au … 14 Juillet 2017. Comme pour toute césarienne programmée, nous devions nous rendre la veille à la maternité pour le dernier monitoring donc c’est tout naturellement que Monsieur B. et moi y sommes allés, sans les valises car nous avions de toute façon RDV le lendemain matin pour l’événement tant attendu. Mais tout cela, c’était sans compter sur l’impatience de nos jumeaux… Les contractions sont montées crescendo en seulement une heure ce qui a décidé l’hôpital à déclencher la césarienne dans la nuit. Nous avons donc dû solliciter ma maman et ma sœur afin qu’elles nous apportent les valises car nous étions un peu « à poil ». Jusque là tout va bien mais la suite s’est enchaînée très vite.

A 21h, après une douche à la bétadine, les infirmières viennent me poser la sonde urinaire en me promettant que je ne sentirais rien… ça a été tellement douloureux que j’en avais presque pleuré. Elles ont dû s’y reprendre à cinq fois avant de réussir, quelle horreur. Une fois cela fait, direction la salle d’opération pour la rachi-anesthésie, et il y faisait un froid de canard. Cette fois, on m’affirme que je ne sentirais rien si ce n’est la même sensation que lors de la pose de la sonde. Je n’ai même pas eu le temps de réagir à ces paroles que l’anesthésiste m’annonce que « ça y est madame, vous voyez, vous n’avez rien senti ». Wahou, cette fois c’était vrai, je n’avais rien senti. Il n’empêche que l’épisode de la sonde ne m’avait pas spécialement mise en confiance. Mais le pire était à venir.

Vers 21h20 je crois, on m’installe enfin sur la table d’opération, et il devait y avoir pas moins de six personnes autour de moi. Une personne de chaque côté qui me prenait le bras pour les poser sur des sortes d’étriers et je découvre ensuite qu’on m’avait installé des perfusions. Une infirmière dressait un drap devant mes yeux et enfin mon anesthésiste qui me pose sur la poitrine une couverture chauffante. Tout le corps médical a d’ailleurs été d’une gentillesse incroyable. De là, je vois Monsieur B. entrer dans la salle et s’assoir à mes côtés. C’est drôle mais je me souviens avoir été remplie d’un sentiment de plénitude dès l’instant où je l’ai vu me rejoindre.

Et là, c’est le top départ. L’obstétricien-chirurgien nous annonce qu’il va commencer l’opération et le cauchemar prend vie. Je n’y croyais pas moi-même et pourtant j’ai bien senti qu’il commençait à me couper la chair sans que cela me fasse mal mais au moment de l’écarter, j’ai eu le souffle coupé, les larmes qui ont coulé et tous mes muscles qui se sont crispés. J’ai cru mourir sur la table d’opération, et j’ai réussi à leur crier d’arrêter, chose qu’ils ont fait, non sans être sceptiques. Mais, peut-être 5 secondes seulement après, je ne ressentais vraiment plus rien et ils ont repris la césarienne… Ce qu’il s’est passé ? Ils avaient commencé l’opération 10 secondes trop tôt, je n’étais pas encore totalement anesthésiée. MAIS, cet épisode n’est rien comparé à la suite.21h46 et 21h47 : ces heures resteront à tout jamais gravées dans mon cœur et dans ma tête, les heures où mes raisons de vivre ont fait leur arrivée dans ce monde. Je me rappelle encore comme si c’était hier, quand on m’a apporté R1 sur ma gauche, que j’ai fondu en larmes en lui caressant la joue et que la seconde d’après (il s’est en réalité écoulé 15 secondes) on m’a présenté R2 à ma droite. J’ai lu une émotion très forte sur le visage et dans les yeux de Monsieur B., c’était d’ailleurs la première fois et cette image aussi restera à jamais ancrée dans ma mémoire. Les infirmières et sages-femmes emportent ensuite mes bébés dans la pièce d’à-côté, accompagnées de mon mari, le temps que l’on me recouse. Un quart d’heure plus tard, je suis amenée dans la salle de réveil où Aurélien, les bébés et le corps médical m’attendaient. Les infirmières ont posé délicatement mes jumeaux de chaque côté, dans mes bras mais ce moment a duré seulement une minute. Mon obstétricien qui était alors au pied de mon lit, regarde ce qui semblait être une poche remplie de sang. Un peu dans les vapes et secouée par tant d’émotion je lui ai dit « ça va Docteur ? Vous avez l’air inquiet », ce à quoi il m’a seulement répondu d’un regard grave et s’est adressé aux infirmières et au reste de son équipe « reprenez les bébés, on repart en salle ». En voyant notre inquiétude il nous explique que je fais une « légère » hémorragie post-partum et qu’il fallait la stopper mais que s’il n’y parvenait pas ici, il devrait me transférer à l’hôpital de La Salpêtrière. Nous avons donc laissé derrière nous mon mari et mes enfants, mais avant de partir, je lui ai demandé de me promettre de rester à chaque seconde avec nos bébés et que ça ira bien.

Arrivée de nouveau dans la salle d’opération, même process : drap, bras en croix mais cette fois l’anesthésiste m’administre un produit dans la perfusion en me disant qu’il s’agit d’une anesthésie locale… en une seconde, alors qu’il était au dessus de moi en me demandant comment je vais, j’ai perdu connaissance. A mon réveil, je suis en salle de réveil, seule avec des infirmiers et j’ai compris qu’ils m’avaient en réalité administré une anesthésie générale. Ils finissent par me remarquer et je demande à voir Monsieur B. et les bébés. Un bon moment après, Monsieur B. arrive dans la pièce, seul. Je voyais bien que malgré son sourire et l’effort qu’il déploie à me rassurer, quelque chose n’allait pas. Je me suis donc empressée de demander des nouvelles des bébés et ils allaient très bien. Ils avaient été admis au service de la néo natalité pour la nuit seulement, puisque je n’étais pas remontée en chambre. Monsieur B. m’explique alors très succinctement que la seconde opération a duré plus de deux heures mais qu’il n’avait pas plus d’information sur la situation post-opératoire. Il repart ensuite auprès des bébés pour me laisser me reposer.

Quelques minutes après son départ, mon obstétricien vient consulter mon état et m’explique très brièvement ce qu’il s’est passé : suite à l’hémorragie, il a dû aller récupérer urgemment les « morceaux » ou les « caillots » (encore aujourd’hui cette partie n’est pas très claire pour moi) qui sont restés dans mon utérus mais n’étant pas dans la possibilité de me rouvrir, il a dû passer par la voie basse et à la main, ce qui m’a valu une déchirure de type épisiotomie (oui, en plus de la césarienne). Malheureusement, l’hémorragie étant importante, il a du m’installer ce qu’on appelle un ballon de Bakri (je vous redirige vers ce lien qui explique parfaitement son utilité en cas d’hémorragie post-partum) afin de stopper les saignements via un procédé de tamponnement utérin. Parallèlement à cela, j’ai également été transfusée en tout et pour tout de quatre poches de sang et six poches de coagulant.

Pendant 48h j’ai donc été gardée en salle de réveil afin d’être surveillée et j’étais continuellement et exclusivement alimentée par perfusion d’eau saline ce qui m’a valu d’être bouffie pendant au moins une semaine. Pendant ces 48h, Monsieur B. a pu venir me rendre visite quelques fois pour me donner des nouvelles des bébés et les sages-femmes lui ont également autorisé à me les amener afin que je les vois car je commençais sérieusement à devenir folle d’être éloignée d’eux les premières heures de leur vie. Pendant ce laps de temps, j’ai également assisté à des scènes éprouvantes comme émouvantes : des réveils de jeunes mamans qui repartaient heureuses avec leur mari et leur nouveau-né mais également des réveils douloureux suite au décès du bébé… psychologiquement, c’était confusant et ça doit être ce que j’ai eu de pire à vivre à ce moment-là. L’équipe médicale quant à elle, a été géniale.

48h plus tard (vers 21h), le ballon a été retiré et j’ai enfin eu l’autorisation de remonter dans ma chambre (non sans avoir quémandé mille fois) après qu’une infirmière m’ait fait une toilette. En arrivant dans la chambre, je retrouve alors mon mari, mes bébés mais aussi ma maman et ma sœur qui ont été d’un vrai soutien pour nous puisqu’elles sont venues dès le lendemain de l’accouchement pour aider Monsieur B. et s’occuper des bébés. Les infirmières leur a permis de rester au-delà des heures de visite pour nos retrouvailles. En revoyant mes amours, l’émotion me prend mais je prends sur moi pour ne pas pleurer. Je pouvais à peine les prendre dans mes bras tellement j’étais faible mais j’ai tout-de-même demandé à Monsieur B. de les poser sur moi pour que je les sente. Quel bonheur inouï, je me sentais revivre, mon cœur rebattait, mon sang circulait à nouveau, mes forces me revenaient, ils étaient et sont tout simplement ce qui me fait vivre.

La première nuit, je me suis vue contrainte de les laisser à la néo natalité car j’étais dans l’incapacité de m’en occuper et Monsieur B. et moi avions réellement besoin de dormir… jusque là je ne comprenais pas réellement pourquoi il était si fatigué et pourquoi il avait autant recours à ma maman et à ma sœur pour les bébés. Mais deux matins plus tard, j’avais compris : mon obstétricien vient me rendre visite et me demande si je savais ce qu’il s’était réellement passé. Je lui dis donc tout ce que je viens de vous écrire, mais il reprit à nouveau son air grave et me dit avec le plus grand sérieux « vous avez perdu près de 80% de votre capital sanguin, vous auriez pu y rester »… une claque ! Il avait en fait 3 solutions : soit le ballon suffisait à retenir l’hémorragie et ce cauchemar n’était plus qu’un mauvais souvenir soit il ne suffisait pas et là ça aurait été direction La Salpêtrière pour une hystérectomie ou soit, il n’y avait plus rien à faire. L’opération avait duré plus de 2h et Monsieur B. attendait seul pendant tout ce temps. Il m’a fallu un peu de temps pour réaliser ce qu’il venait de m’apprendre, puisque je n’ai craqué qu’un jour après. Je venais de réaliser que j’aurais pu ne jamais revoir mes fils après les avoir vu seulement 2 minutes, mais que j’aurais aussi pu ne jamais revoir mon mari, ma maman, ma sœur, ma famille et tout cela en donnant vie ! Et là, j’ai tout compris : Monsieur B. était fatigué mais surtout émotionnellement, il se voyait déjà rentré seul avec ses fils nouvellement nés, sans sa femme. Pendant ces deux heures d’attentes, il avait du signer des papiers pour autoriser les transfusions mais aussi une décharge. Et je suppose que quand on se voit signer ce papier, on voit sa vie être à deux doigts de basculer pour toujours. Il avait simplement eu la frayeur de sa vie et il n’était pas le seul. Ma maman en est encore affectée aujourd’hui quand elle y repense.

Pour ma part, je n’ai pas réellement été traumatisée par cet accouchement catastrophe car je l’ai vécu « endormie ». Mais l’idée même que j’aurais pu ne pas revoir mes fils m’est aujourd’hui insupportable.

Alors à la question que beaucoup me pose à savoir si j’envisage un troisième, ma réponse est souvent la même : si cela ne tenait qu’à moi, oui, mais compte tenu des risques qu’une deuxième grossesse représenterait (dû à la cholestase entre autre et à l’hémorragie post partum), je ne préfère pas tenter le diable. J’ai trouvé mon équilibre avec mes trois hommes que j’aime plus que tout au monde et j’ai déjà une chance inouïe de les avoir, je ne serai pas plus « gourmande » au risque de tout perdre.

C.


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