Publié dans Avis, conseils, expériences personnelles, Grossesse, J'ai vécu, PMA, essai bébé

J’ai vécu… Quand la PMA devient les Premiers Moments d’Angoisse

Bonjour à tous, j’espère que vous allez mieux que bien.

Il me tenait à cœur de partager mon expérience de la PMA sur mon blog car je pense que nous sommes de plus en plus nombreuses à devoir y avoir recours pour des raisons diverses et variées : symptômes OPK, endométriose, infertilité de l’homme…

Mon historique :

Pour ma part, j’ai été diagnostiquée OPK depuis l’âge de 16 ans, à la suite d’une période d’aménorrhée de 6 mois. C’est à partir de là que ma gynécologue de l’époque m’a prescrit pour la première fois la prise de pilule contraceptive afin de déclencher mes règles (artificielles de fait) et de rééquilibrer mes hormones. Au bout de 7-8 mois sous pilule (à l’époque Diane 35 car elle agissait contre l’acné donc ça faisait d’une pierre deux coups), j’avais pris 10 kilos sans changer mon alimentation donc j’ai arrêté sans accord médical pendant un an. Mais durant cette année sans traitement, mes cycles étaient on-ne-peut-plus chaotiques, mes hormones étaient déréglées et de surcroît je passais par des sauts d’humeurs insupportables. A 19 ans, je change de gynécologue qui me prescrit cette fois le Duphaston, qui n’a aucune valeur contraceptive mais une action progestative qui déclenche des règles artificielles. Mon corps a très bien toléré ce traitement que j’ai continué à prendre jusqu’à mes 25 ans, où je suis repassée sous une pilule de 2e génération du nom de Leeloo Gé, qui a très bien fonctionné également. Puis à mes 27 ans, j’ai arrêté la prise de la pilule puisqu’on entrait dans la superbe phase « essai bébé ».

Mon (court) combat :

Fin 2014, 3 mois après notre mariage et notre déménagement dans la région Bordelaise, on avait décidé avec Aurélien de nous lancer dans l’agrandissement de notre toute nouvelle famille. En Janvier, nous allons donc consulter un gynécologue-obstétricien afin de lui faire part de notre projet et de mon historique médical. Pour commencer doucement et naturellement, il me dit de me laisser 6 mois avant de mettre en place quelconque analyse ou traitement, mais connaissant mon corps, je savais que sans coup de pouce, je n’ovulerais pas. Mais soit, c’est lui le spécialiste après tout. Cependant au bout de 3 mois et demi, disparition à nouveau des règles, tests d’ovulation systématiquement négatifs et douleurs ovariennes. Nous retournons le voir et il met cette fois en place des analyses (enfin) : prise de sang pour qualifier les hormones, spermo-cytogramme, échographie ovarienne. Verdict : zéro ovulation/zéro follicule, ovaires polykystiques et spermatozoïdes normaux mais un peu fainéants. Super, tout ce qu’on savait déjà (sauf pour les zozos, ça nous a bien fait rire d’ailleurs). MAIS, allez on y croit, « laissons le temps à la nature pour agir » (dixit le gynécoloque…) et repartons pour 6 mois sans traitement sauf Duphaston cette fois.

6 mois plus tard, ponctués par des prises de sang mensuelles, sans surprise, rien n’a changé. On était au point mort et un peu découragé par le manque d’implication du médecin. Face aux divers résultats peu probants, il finit tout de même par me prescrire un nouveau traitement, le Clomid qui a pour mission de booster l’ovulation (hyperstimulation ovarienne), à prendre 1 fois par jour pendant 5 jours au 3e jour des règles. C’est parti pour le premier cycle ! Puis le deuxième. Puis le troisième… et là, misère ! Les résultats des prises de sang étaient encore moins bon qu’avant. Alors hop, il augmente la dose et cette fois on passe à 2 comprimés par jour pendant 5 jours. Je vous le donne en mille, ça a empiré !!!!

Cette fois ça en était trop pour moi. Je me sentais désemparée face à cette situation sans issue et avec le désagréable sentiment que mon médecin prenait mon problème par-dessus la jambe. Un an et neuf mois perdus pour rien. On était en Juin 2016 quand j’ai pris le courage de changer de gynécologue (je pensais que cela ne se faisait pas et je me disais surtout que ce serait pareil partout) et en cherchant sur Internet, je tombe sur LE nom, LE gynécologue : le Dr EMPERAIRE (je vous laisse prendre connaissance de son parcours si jamais ça vous intéresse : ici).

Premier RDV en Juillet et en 10 minutes il a mis le doigt là où était le vrai problème : le Clomid n’était pas fait pour moi, il a davantage anéanti mes chances qu’il ne m’a aidé. En fait, selon lui, mon problème n’était pas que je n’ovulais pas (car visiblement mes ovaires travaillaient comme il fallait) mais que mes kystes ne permettaient pas à mes follicules de grossir. Donc avant de me prescrire un traitement il m’a fait faire un dernier examen qui était l’hystérosalpingographie (nom barbare à écrire et à prononcer !) : ça consiste à injecter un produit de contraste dans l’utérus et les trompes de Fallope puis à prendre des clichés pour s’assurer que celles-ci n’étaient pas bouchées, au cas où une IA était à prévoir. Et j’ai été soulagée de savoir que de ce point de vu là tout allait bien.

Je suis retournée le voir en Août pour commencer le traitement : des injections de Gonal-F. Il s’agit d’une injection permettant de stimuler les ovaires et la formation de plusieurs follicules. Si à l’échographie et à la prise de sang le médecin estime les follicules suffisamment importantes et de bonnes tailles, il déclenche l’ovulation, autrement on repart sur un cycle. 

Résultats des courses, négatif au premier cycle en Août. Je commençais à être fatiguée par ces essais et cette obsession de bébé, alors nous avons squizzé le cycle de Septembre et nous avons passé deux semaines de vacances à New-York, avant de revenir en région parisienne juste après, en Octobre. De là, j’ai pris RDV avec le gynécologue de ma maman (c’était d’ailleurs son obstétricien lorsqu’elle était enceinte de moi, et c’est aussi lui qui l’a faite accoucher… la boucle est bouclée) qui est d’ailleurs aussi très connu dans le domaine de l’infertilité sur la région. Je lui ai rapporté mon dossier médical, à la suite de quoi il m’a annoncé que si au prochain cycle, ça ne prenait pas, il fallait penser à une éventuelle opération des ovaires (le « drilling ovarien« ) afin de supprimer tous les kystes. A cette vision, Aurélien et moi avions décidé de ne pas faire l’injection pour ne pas être déçus à nouveau. Je ne voulais pas pousser plus loin les traitements, j’étais déjà usée psychologiquement au bout de deux ans d’essai seulement alors je ne me voyais pas continuer, pas tout-de-suite. On a abandonné la dernière piqûre de Gonal-F.

Les miracles arrivent par deux chez nous

On arrive donc sur Novembre, le mois où l’on emménageait dans notre nouvel appartement (le 2 très exactement). Ce soir-là j’avais RDV au théâtre pour voir la Dame Blanche avec ma soeur mais juste avant, Aurélien et moi avions voulu nous « retrouver » un peu, loin de tout ce stress laissé derrière nous. Ca faisait longtemps que je n’avais pas vécu ces moments d’amour autrement que comme un « processus de procréation », et ça m’a donné des ailes.

Deux semaines se sont écoulés, on avait fini d’emménager et moi je continuais à monter certains meubles. Je commençais à ressentir des douleurs aux ovaires mais je remettais cela sur le compte des kystes qui revenaient donc je ne m’en inquiétais pas. Puis, arrive mon dégoût atroce pour le nouveau parfum de mon mari, à tel point que ça me procurait des haut-le-coeur

Un matin, alors qu’il me restait un dernier test de grossesse qui périmait le mois suivant, je l’ai utilisé mais alors sans aucune conviction. Aurélien venait de passer le pas de la porte pour aller travailler en me disant « allez, au moins on ne sera pas déçu ce coup-ci », étant donné qu’on « savait » que je ne serais pas enceinte.

….. je l’ai appelé 5 min après en larmes : « chéri, je suis enceinte » (de 2-3 semaines selon Clearblue). Il en a pleuré. Prise de sang la même journée pour confirmer et RDV gynécologue le soir même. Il nous a confirmé la grossesse avec une date de conception estimée au… 2 Novembre (tiens donc !). On était aux anges. Puis vint la douche froide : « félicitations, il y en a deux » !! Deux miracles (on a su après que deux cousins d’Aurélien avaient eux-mêmes eu des jumeaux, merci l’hérédité) !! Et aujourd’hui, ils ont 17 mois et ils sont la prunelle de nos yeux, notre preuve que les miracles existent, nos raisons de vivre ❤

Alors les filles, si vous êtes dans ce cas-là, ne baissez jamais les bras, croyez toujours en vous. Beaucoup de femmes parviennent à enfanter au bout de plusieurs années de combat, moi, dans ma lâcheté j’ai eu une énorme chance mais avec du recul, je sais que si je n’étais pas tombée enceinte, j’aurais retenté les traitements au bout de quelques années.

La PMA est très lourde à vivre, physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Le couple est mis à rude épreuve car l’envie d’avoir un enfant et l’obsession du test de grossesse peuvent devenir un vrai cauchemar. On espère toujours, quand le résultat est négatif, on désespère et ainsi de suite. On pense bébé, on rêve bébé, on parle bébé, on voit bébé, on entend bébé… pour l’entourage cela est aussi très pesant et pourtant on ne peut pas faire autrement, c’est plus fort que nous. 

Mon conseil, et évidemment c’est un million de fois plus facile à dire qu’à faire, (mais voyez, j’en suis la preuve), c’est : essayez de prendre de la hauteur, octroyez-vous du répit avec votre amoureux, voyagez, pensez à autre chose, mettez vos essais en pause. Votre cerveau, votre corps et votre coeur se régénèreront que mieux pour ensuite repartir au combat plus armés que jamais !

N’hésitez pas à partager vos expériences, vos doutes, vos interrogations en commentaire. Si je peux, je vous apporterai, je l’espère, certaines réponses et des encouragements.

Plein de bécots de la RiriFifiMum Family ❤ ❤ ❤

C.

2 commentaires sur « J’ai vécu… Quand la PMA devient les Premiers Moments d’Angoisse »

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